» Fluxlisimo - Femme Parisienne

Fluxlisimo - Femme Parisienne

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Fluxlisimo - Femme Parisienne
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Текст песни:
Vous imaginez-vous
Les femmes de Paris
Le cou tout en perles
Diamants à l’infini
La main
Cessez donc d’imaginer
La vie
C’est plus dur
Plus cruel
Ma Parisienne
Elle
A tout autre air
Je ne sais pas, vraiment
Si jeune
Ou vieille elle est
Jaunie jusqu’à l’os
Polie, raffinée
Dans la crasse et l’excès
Elle sert
Aux cabinets
D’un restaurant
Tout petit restaurant
Le Grand-Chaumière
Après quelques bourgognes
L’homme peut avoir envie
Pour soulager son corps
De sortir faire un tour, ici
Le rôle de Mademoiselle
Tendre une serviette
Et dans ce métier
C’est une vraie vedette
Pendant qu’au trumeau
Tu scrutes ton bouton
Elle
La bouche écaillée
En grand sourire rond
Te poudre de poudre
Te parfume à foison
Te tend le pipifax
Essuie la flaque au fond
Esclave des ventres
Elle attend sans soleil
Dans la fosse des chiottes
Jour après jour, pareil
Pour cinquante centimes
(À l’époque, un chervonets
Quatre kopecks environ
Pour un homme — rien de plus net)
Sous le lavabo
Je me lave les mains
Respirant les poisons
Des parfums et leurs grains
Devant Mademoiselle
Je reste stupéfait
Et j’ai presque envie
De lui demander
Mademoiselle
Pardonnez-moi
Mais quel triste spectacle !
Gâcher votre jeunesse
Aux chiottes — ça vous plaît ?
Ou bien l’on m’a menti
Sur les femmes de Paris
Ou bien vous, Mademoiselle
N’êtes pas de Paris
Vous avez l’air malade
Pâle, presque fiévreuse
Des bas de laine
Pourquoi pas de soie ?
Pourquoi donc ne vous envoie-t-on
Des violettes de Parme
Messieurs distingués
Aux poches pleines d’or ?
Mademoiselle se taisait
Le vacarme montait
Sur le zinc
Au plafond
Sur nous, sans fin
Et, tournoyant
Dans sa joie de carnaval
Tout Montparnasse grondait
Plein de Parisiennes
Infernal
Mademoiselle
Pardonnez-moi
Mais quel triste spectacle !
Gâcher votre jeunesse
Aux chiottes — ça vous plaît ?
Ou bien l’on m’a menti
Sur les femmes de Paris
Ou bien vous, Mademoiselle
N’êtes pas de Paris
Pardonnez-moi, je vous prie
Pour ce poème écorch
Pour ces flaques décrites
Puantes, sur le pav
Mais il est bien difficile
Paris, pour une femme
Quand une femme ne se vend pas
Mais qu’elle sert
De vivre en femme